Et d'abord, quand on songe à la filmographie de son acteur vedette dans Les rayons et les Ombres, on ne voit que magnifiques interprétations ; au hasard avec Novembre, J'accuse, et parmi bien d'autres, Sur les chemins noirs de Tesson. Quel extraordinaire interprète, ce Jean Dujardin, ici puissant patron de presse et mais surtout figure jouisseuse de la collaboration sous l’Occupation (a-t-il brûlé la vie par les deux bouts à cause de sa phtisie ?). Mais aussi, quel exceptionnel metteur en scène, que ce Xavier Giannoli, dont il convient évidemment de rappeler l’incursion balzacienne ; mais ce sera tout aussitôt pour pointer ce qui m’apparaît comme une faiblesse : Giannoli veut trop en dire, et il en devient bavard. Il l’était déjà avec Illusions perdues. Et le magnifique film dont nous parlons ici aurait pu, sans trop souffrir, être raccourci d'une bonne heure.
Il en connaît un rayon, ce Giannoli !
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