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Pierre Clarac médite sur Montaigne (Essais 1, XXXIX, De la solitude)

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Une lumineuse et savante "explication de texte" due à la plume et à l'esprit de l'Inspecteur général Pierre Clarac : Montaigne, dans toute l'étendue de sa culture, lecteur attentif de Sénèque...

 

Tout en semblant parler de la vie solitaire en général, Montaigne ne pense qu'à lui-même et à la résolution qu'il vient de prendre, de se fixer en son château pour consacrer "ces douces retraites à sa liberté, à sa tranquillité et à ses loisirs".

P. Clarac

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Le Gala des Vaches, et autres pamphlets d'Albert Paraz

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Albert Paraz, né le 10 décembre 1899 à Constantine (Algérie - son géniteur y était affecté comme gendarme) et mort d'un cancer, à 57 ans, le 2 septembre 1957 à Vence (Alpes-Maritimes), était un romancier et journaliste français, ami d'enfance du Maréchal Juin (qui devait préfacer l'un de ses ouvrages — L'Adorable Métisse — en 1953). Il suit avec fruit une formation d'ingénieur chimiste à l'École supérieure de Physique et Chimie industrielles (professeur : Langevin ; condisciple : Frédéric Joliot —— qu'il tutoie), mais n'exercera pas son métier d'ingénieur et commencera une carrière d'écrivain pendant l'entre-deux-guerres : il est ainsi l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages (souvent des pamphlets), pour la plupart tombés dans l'oubli. Faut-il parler à son propos d'un Don Quichotte oublié ?
Dès 1936, il se lie d'amitié avec Louis-Ferdinand Céline (lequel avait remarqué son premier roman, Bitru ou les Vertus capitales) et entretient avec lui une correspondance fournie, en partie publiée par la suite. Céline le recommande à son éditeur, Robert Denoël, qui publie ses premiers ouvrages. Cette amitié sera maintenue contre vents et marées, nonobstant les vicissitudes d'après-guerre (Céline à Sigmaringen, au Danemark, etc.) conduisant au procès Céline : Paraz tirera de ces tribulations trois journaux-pamphlets (Le Gala des vaches, 1948 ; Valsez saucisses, 1950 ; Le Menuet du haricot (posthume).
En 1939, il est mobilisé dans une unité secrète de recherche camouflée en centre de recherche sur les gaz de combat. Au cours d'une opération de manipulation de gaz, Albert Paraz est gravement intoxiqué (atteintes pulmonaires), ce qui entraîne qu'il passera le reste de sa vie d'errance, de sana en sana (l'Hôtel-Dieu, la clinique La Colline, à Courbevoie, La Vallée aux Loups — qui lui rappelle tant son cher Chateaubriand, dont il est un lecteur assidu), pour finir à Vence. C'est une sorte d'anarchiste écorché vif, un polémiste qui a collaboré à divers journaux et revues de droite (Rivarol...). Il est aussi, dès 36, le créateur du personnage de Bitru, citoyen français moyen en butte aux vexations de la société et du monde du travail.

 

"J'aime l'hôpital. Les hommes y deviennent innocents, plus de voleurs, plus d'assassins, presque pas de fanatiques. Une compréhension pour la misère."

A. Paraz, "Gala...", p. 18

"L'ouvrage se présente... comme un commentaire à bâtons rompus de l'actualité.. Vie au sana, portraits au vitriol des pensionnaires, considérations actuelles ou inactuelles, au gré de l'inspiration, au fil de la plume. Petits potins et thèmes sérieux. Nourri par la lecture de la presse et des livres, par la radio, par la correspondance et les visites de ses amis, un panorama sans complaisance de l'époque... Un style marqué par le classicisme et toutefois étonnamment moderne. Vivant, nerveux, sans jamais être débraillé. Dans tous les registres, une langue à la fois riche et précise. Et l'humour, constant, multiforme, pour donner à l'ensemble une saveur particulière"

J. Aboucaya

 

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Marcel Proust : Quelques "Lettres à sa mère"

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En ce jour de Fête des Mères 2026, mettons en relief la tendresse inquiète du jeune Marcel Proust pour "Maman"...

 

"Je te soupçonne de ne pas lire mes lettres, ce qui serait infect. Celle-ci étant écrite dans un moment de pseudo-apaisement, lis-la du moins"

Marcel à sa mère

 

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"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques".
Jean Jaurès (au Lycée d'Albi, le 30 juillet 1903)

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